Lot n°116 – Mobilier de salon d’époque Empire

Mobilier de salon d’époque Empire – Estimation : entre 30000€ et 35000€

Description

Lot n°116

Mobilier de salon d’époque Empire provenant du château des Tuileries, estampillé Jacob R. Meslee
Composé d’une paire de fauteuils à dossier plat en acajou & bronze doré, les accoudoirs ornés de sphinges en bronze doré.
Recouverts de velours frappé jaune
Avec des marques au feu (N) couronné TUIL & des numéros d’inventaire marqués au pochoir: 102, portant l’estampille Jacob R. Meslee.
On y joint un canapé en suite.
Provenance: Par descendance resté dans les collections de la famille de Robert Gendebien. Précédemment : vente Fabri »
L’estampille Jacob Desmalter rue Meslée fut utilisée par François-Honoré-Georges et Georges I Jacob entre 1803 et 1813.
Il a été la résidence royale à Paris de nombreux souverains (Henri IV, Louis XIV, Louis XV, Louis XVI mais aussi Louis XVIII, Charles X puis Louis Philippe), et impériale (Napoléon Ier puis Napoléon III). Entretemps il a aussi été le siège de la Première République et du Consulat. Son rôle de siège officiel du pouvoir français fut interrompu par sa destruction par un incendie volontaire le 23 mai 1871, allumé par les communards Jules-Henri-Marius Bergeret, Victor Bénot et Étienne Boudin. Les ruines du palais des Tuileries furent abattues en 1883, les présidents de la Troisième République étant alors installés dans le palais de l’Élysée. ( Source wikipedia ).
Napoléon Ier se maintint aux Tuileries, qui devinrent alors la résidence officielle de l’Empereur. Celui-ci occupait, au premier étage de l’aile sud, les anciens appartements royaux, la disposition et la dénomination des pièces restant inchangées. En 1806, une salle de spectacles, une chapelle et une salle destinée aux séances du Conseil d’État furent aménagées dans l’aile nord, tandis que les décors intérieurs étaient remaniés par les architectes Charles Percier et Pierre Fontaine. Le plafond de la salle à manger officielle était décoré d’allégories, qui représentaient les quatre éléments, la guerre et la paix.
Ce fut également entre 1806 et 1808 que ces mêmes architectes édifièrent l’arc de triomphe du Carrousel. Cet édifice, imitant l’arc de Septime Sévère de Rome, et qui existe toujours, constitua la nouvelle entrée officielle du palais en remplacement d’une ancienne porte du XVIIe siècle. Il donnait accès par l’est, depuis la place du Carrousel, à la cour d’honneur des Tuileries, elle-même séparée de la place par une longue grille.
Parallèlement, dans la perspective de poursuivre le Grand Dessein entamé sous Henri IV, Napoléon fit construire, entre 1807 et 1815, une aile qui ferma la cour du Carrousel au nord, et qui s’étendait du pavillon de Marsan à la hauteur de la rue de Rohan, le long de la rue de Rivoli.
Le 28 novembre 1804, le pape Pie VII, venu à Paris pour sacrer Napoléon, s’installa dans le palais, où il résida jusqu’au 4 avril 1805. Il occupa l’ancien appartement de Madame Élisabeth, au premier étage du pavillon de Flore.
C’est au rez-de-chaussée de l’aile sud que naquit, en mars 1811, le fils de Napoléon et de Marie-Louise, Napoléon II, le roi de Rome. L’Empereur lui attribua un appartement jouxtant celui de sa mère, qui avait été occupé par le grand maréchal du palais, Duroc.

Estimation : entre 30000€ et 35000€

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